Hydrofuge ou
peinture de toiture
Après le nettoyage, un toit se protège avec un hydrofuge incolore ou avec une peinture de toiture qui change sa couleur. Les deux produits font perler l'eau. Je vous dis lequel tient sur votre couverture, et quand il vaut mieux ne rien mettre.
Ce qui décide de la tenue du produit
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Un support propre d'abord
Aucun produit ne tient sur de la mousse ou sur une couverture encrassée. Le toit est d'abord brossé ou lavé, puis traité au fongicide. Il faut ensuite le laisser sécher. Un hydrofuge posé sur un support encore humide ne pénètre pas et s'écaille dans l'année.
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Le produit selon la couverture
Une ardoise synthétique poreuse boit beaucoup et demande deux passes. Une ardoise synthétique récente, plus dense, se contente d'une passe régulière. L'ardoise naturelle, elle, ne se peint pas : elle se nettoie, et on s'arrête là.
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L'application
Je pulvérise du bas vers le haut, en mouillant chaque élément jusqu'au refus, recouvrement compris. Il faut du temps sec devant soi et une température douce. Une averse dans les heures qui suivent lessive le produit avant qu'il ait pris.
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Ce que ça ne fait pas
Une ardoise fendue reste fendue sous la couleur, un faîtage descellé continue de bouger, et un toit qui prend l'eau la prendra encore. Ces défauts se réparent avant, sinon le traitement les cache au lieu de les régler.
Incolore ou coloré
L'hydrofuge incolore laisse la couverture telle qu'elle est. Il pénètre dans la matière et l'eau perle en surface au lieu de rester dedans, ce qui ralentit le retour de la mousse et limite les dégâts du gel.
L'hydrofuge coloré et la peinture de toiture assurent la même imperméabilisation en redonnant une teinte uniforme au toit. C'est la solution quand un toit est devenu gris ou tacheté et qu'il n'y a aucune raison de changer la couverture pour autant. Le détail du chantier complet est sur la page peinture de toiture.
Sur quelles toitures ça marche
L'ardoise synthétique et la tuile sont les meilleurs supports pour une mise en couleur, surtout quand la surface est devenue poreuse et boit l'eau de pluie au lieu de la laisser filer.
L'ardoise naturelle, elle, se passe en général de traitement. La pierre est dense, le produit reste en surface et finit par s'écailler par plaques. Un nettoyage soigné et le remplacement des ardoises cassées donnent un bien meilleur résultat, et cela relève de la couverture.
Les ardoises synthétiques les plus anciennes, en fibrociment, se traitent autrement. Le support est plus fragile qu'il n'en a l'air, il ne supporte ni la brosse dure ni la haute pression, et tous les produits ne s'y appliquent pas. C'est un toit que je regarde de près avant de dire ce qui est possible.
Quand je conseille de ne rien mettre
Si la couverture arrive en fin de vie, si les ardoises s'effritent sous la brosse ou si la charpente a bougé, le traitement ne fera que retarder une réfection. Je le dis à la visite, et le devis s'arrête au nettoyage.
Le reste du temps, la question est celle du budget. Les fourchettes du marché sont réunies sur la page prix d'un démoussage de toiture, avec ce qui les fait varier. Chez vous, le chiffrage se fait sur place, gratuitement, après être monté voir l'état réel de la couverture.
- Le devis dit la surface mesurée et le produit posé
- Chantier protégé avant, nettoyé le soir
- Si les travaux peuvent attendre, je vous le dis
Questions fréquentes
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Est-ce que ça vaut le coup ?
Sur une couverture poreuse qui reste humide et se couvre de mousse chaque hiver, oui. Elle sèche plus vite après la pluie et le gel a moins de prise dessus. Sur un toit sain et bien exposé, le nettoyage seul suffit souvent. C'est ce que je regarde en montant, avant de vous proposer un traitement.
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Combien de temps ça tient ?
Les fabricants annoncent une durée d'efficacité sur leurs fiches techniques, et elle varie beaucoup selon l'exposition du versant et les arbres autour. Plutôt que d'avancer un chiffre au téléphone, je vous montre la fiche du produit prévu chez vous.
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À quelle saison faut-il le faire ?
Entre mars et octobre. Il faut un toit sec, pas de gel annoncé et pas de pluie dans la journée qui suit. En plein été, je commence tôt le matin, parce que sur un toit brûlant le produit sèche avant d'avoir pénétré.
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Peut-on le faire soi-même ?
Le produit s'achète et le pulvérisateur se loue. La difficulté est ailleurs : se déplacer sur un versant sans rien casser, puis atteindre le faîtage. Le travail en hauteur demande un harnais et un point d'ancrage sûr. J'interviens partout sur le secteur que je couvre, à Derval comme à Blain.
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