Faîtage de toiture :
au mortier ou à sec
Le faîtage est la ligne de faîtières qui ferme le haut du toit. Quand le mortier se fend, les faîtières bougent et le vent pousse la pluie dessous. Je les dépose et je les repose, au mortier ou sur closoir ventilé.
Comment se refait un faîtage
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Le repérage
Le premier signe se ramasse au sol : des morceaux de mortier dans la gouttière ou au pied du mur. Ensuite se voient les faîtières de travers, visibles depuis le jardin, et parfois une trace d'humidité en haut du mur à l'étage.
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La dépose
Je retire les faîtières une par une et je les range à plat. Les faîtières anciennes se réemploient presque toujours, ce qui garde la teinte du toit. Je gratte ensuite l'ancien mortier jusqu'au support sain.
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La repose
Au mortier, chaque faîtière est bloquée sur un lit continu et les joints sont lissés. À sec, un closoir ventilé est agrafé sur la panne faîtière, puis les faîtières sont vissées dessus. On choisit à la visite, une fois le haut du toit vu de près.
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Le contrôle des arêtiers
Ce qui abîme un faîtage abîme aussi les arêtiers et les noues, scellés de la même façon. Avant de redescendre, je les regarde et je vous dis lesquels tiennent encore.
Mortier ou closoir ventilé
Le mortier est la méthode ancienne. Il tient bien tant qu'il reste sain, mais il se fissure avec le gel et les mouvements de la charpente, et l'air ne circule plus sous la couverture.
Le closoir ventilé est une bande souple posée sous les faîtières. Elle laisse l'air sortir en haut du toit et supporte les mouvements du bois sans se fendre. Sur un faîtage ancien scellé comme celui de la photo, le mortier reste souvent le plus juste ; sur un versant en ardoise, la pose à sec s'impose presque toujours.
Arêtiers, rives et noues
L'arêtier est l'arête qui descend en biais quand deux pans se rencontrent vers l'extérieur ; la noue est le creux quand ils se rencontrent vers l'intérieur. La rive, elle, ferme le toit sur le côté, au-dessus du pignon.
Ces trois lignes se traitent au mortier ou sur closoir, comme le faîtage. La noue reçoit l'eau de deux versants, donc elle se bouche et se perce en premier ; quand elle laisse passer, cela ressemble à une fuite de toiture classique et se cherche pareil.
Reprendre le faîtage sans toucher au reste
Un faîtage abîmé n'oblige pas à refaire la couverture. C'est une ligne de quelques mètres, accessible par une échelle de toit, et je la reprends seul sans ouvrir le reste du versant.
Quand le versant est encore bon, la reprise s'arrête au faîtage et le devis aussi. Un démoussage se fait volontiers dans la foulée, tant que le matériel est monté et que la saison le permet. Je monte sur les toits de tout le secteur des 30 km, et notamment à Nozay et à Derval.
- Faîtières anciennes reposées quand elles sont saines
- Le devis dit le linéaire mesuré et la méthode retenue
- Ni réfection complète, ni charpente
Questions fréquentes
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Tous les combien faut-il refaire un faîtage ?
Il n'y a pas de fréquence à respecter. Ce qui compte est l'état du mortier et la tenue des faîtières, et cela se juge en montant. Un faîtage exposé plein ouest bouge plus vite qu'un autre abrité. Je regarde et je vous dis si ça tient encore une saison.
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Peut-on rejointoyer par-dessus l'ancien mortier ?
Non. Le mortier neuf n'accroche pas sur un mortier qui se délite, et la reprise saute au premier hiver. Le seul cas où j'ajoute sans déposer, c'est une fissure isolée sur un joint qui tient partout ailleurs.
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Le faîtage à sec coûte-t-il plus cher ?
La fourniture coûte plus que du sable et du ciment, la pose va plus vite. Selon la longueur et l'accès, l'écart part dans un sens ou dans l'autre. Le devis peut chiffrer les deux méthodes sur votre toit, et vous choisissez ensuite.
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Faut-il un échafaudage ?
Pour une reprise de faîtage, non. J'interviens à l'échelle de toit et au harnais, ce qui évite un poste d'échafaudage sur le devis. Un échafaudage ne se justifie que si le pignon doit être repris en même temps, dans une intervention de couverture plus large.
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